Séjour de surf à Faro : comment j’ai ralenti le rythme

S’évader loin du quotidien pour vivre au rythme des marées et échanger avec des surfeurs de toute l'Europe. C’est ce que m’a offert un séjour de surf dans l’Algarve.

Séjour de surf à Praia de Faro, Portugal : plage

Quels sont les attraits d’un voyage de quelques jours dédié au surf à l’étranger ? D’après moi, la réponse est : rencontrer des gens, s’ouvrir l’esprit au contact d’une autre culture et, surtout, se détendre en se rapprochant de la nature.

J’ai fait un séjour de surf de 5 jours à Faro, dans l’Algarve, au Portugal. Cette expérience m’a plu au-delà de mes espérances. Voici pourquoi.


« Bienvenue au paradis »

Parti de Bordeaux un dimanche matin, j’arrive au Portugal le mardi, après un arrêt à Madrid puis un autre à Séville.

Je sors du bus à la gare de Faro. Tout de suite, le parfum de l’océan me surprend. C’est une odeur délicieuse et ressourçante. Je pars à la recherche d’un kiosque pour m’acheter un journal ou un magazine, en français ou en anglais. Il n’y en a pas. En remontant les rues qui mènent vers le lieu où un bus va me chercher, j’observe les vieux bâtiments. Certains sont délabrés, ce qui leur donne du caractère. Ce que je vois de la petite ville est assez banal. Peu importe, la visiter n’est pas au programme de mon voyage. À l’inverse, il est dédié à la nature, à la détente et au sport.

Portant ma valise à la main, puisqu’une roulette est cassée, je rejoins un arrêt de bus dans une rue étroite non loin de la mer qui ne se dévoile pas. La ville semble endormie et la pluie légère qui tombe donne un aspect triste au lieu. Le véhicule arrive à l’heure. Il traverse un pont qui mène à la plage de Praia de Faro. Le rendez-vous avec Tiago, l’ami du propriétaire du club de surf chez qui je vais loger, est confirmé.

30 minutes plus tard, devant l’arrêt de bus, j’entends le bruit des vagues, sans pouvoir les voir dans le noir. Leur son puissant me berce pendant que le vent fouette mon k-way. Soudain, une voiture apparaît. Tiago, souriant, sort et me fait monter à l’intérieur.

Après un trajet en ligne droite, une rue bordée de petites maisons apparaît. Des planches de surf ainsi que des vans sont visibles.

« Tu n’as pas peur des chiens ? »

2 petits bouledogues français nous accueillent dès que nous entrons dans sa maison. Il me montre ma chambre puis me conseille d’aller à la supérette voisine pour faire des courses avant qu’elle ne ferme.

Pendant que je prépare mon dîner dans la cuisine, une discussion sur le surf s’engage pour mon grand plaisir. Tiago est un surfeur chevronné qui a fait beaucoup de bodyboard dans sa jeunesse et a donné des cours. Habitant au bord de l’océan, il peut glisser sur les vagues aussi souvent que les conditions le permettent.

– « Quand as-tu surfé pour la dernière fois ?

– La semaine dernière, à Lacanau. Je suis resté dans les mousses mais c’était quand même un bonne session. Je suis débutant, les progrès sont lents en surf.

– J’ai vu beaucoup de gens qui commençaient le surf en pensant pouvoir passer la barre très tôt. Généralement, il n’y arrive pas. Il faut y aller petit à petit et rester humble. »

Au matin, les couleurs se dévoilent depuis le salon : le jaune doré du sable, le bleu argenté de l’eau de la lagune et le bleu clair du ciel. Après quelques pas, je me trouve sur la terrasse. Elle est couverte de carrelage représentant de beaux motifs bleus. En face de moi, une barque de pêcheur et un voilier sont posés sur l’eau et, au loin, je distingue la ville de Faro. Soudain, un avion dont le bruit rompt le calme fait son apparition et se pose sur l’aéroport. Celui-ci doit se trouver entre le centre et la plage.

Lagune de Praia de Faro depuis une terrasse.

Je travaille dans le salon jusqu’à 11h, l’heure de mon premier cours de surf. Avec un sac contenant mes chaussons et mes gants de surf à la main, je traverse la rue et rentre dans le club. Là, des jeunes attendent en combinaison, dont un groupe de filles qui parle allemand. Des gens font la queue devant le comptoir. Au fond, les combinaisons et les dossards de couleur vivre s’alignent sur les cintres. C’est un club de surf typique, comment on peut en trouver ailleurs. Je sens un parfum de sel marin.

Derrière le comptoir, un jeune homme bronzé, souriant et détendu me dit : « Bienvenue au paradis ».

Après avoir enfilé ma combinaison, je rejoins le groupe qui attend dehors.

– « As-tu déjà surfé ?

– Oui, j’habite près de l’océan, à Bordeaux. Je surfe régulièrement. »

Mon objectif est de prendre un maximum de vagues lisses et de me faire plaisir. D’après ce que j’ai vu en ligne, les vagues sont petites sur la côte sud de l’Algarve. Ce sont des conditions idéales pour les débutants comme moi.

La plage où nous allons est située à l’écart des habitations. Les moniteurs, un Italien et un Brésilien, nous mènent jusqu’à un chemin marqué par des planches en bois, semblables aux caïbotis de la Gironde. J’entame la conversation en anglais avec un participant suisse germanophone, puis nous passons à l’allemand. Rencontrer des gens est un des attraits de cette semaine de surf. En particulier, échanger avec des étrangers m’attire.

Vivre au rythme du surf

Les eaux calmes de la lagune brillent sous le soleil éclatant. Quelques petites cabanes de bois sommaires qui doivent appartenir à des pêcheurs jalonnent le parcours. À l’endroit où sont entreposées les planches, les moniteurs nous demandent d’en choisir une. Avec si peu de soin, elles ne doivent pas avoir une longue durée de vie. Cela tranche avec les précautions prises dans les clubs de surf de Lacanau.

Je choisis une 7’6 en mousse similaire à ma planche à Bordeaux. Après 200 mètres supplémentaires, nous atteignons la plage, côté océan. J’admire la longue bande de sable et les vagues qui déferlent à haute fréquence. Un fort courant va nous déporter sur la gauche. Il n’y a presque personne en vue.

Ensuite, pendant l’échauffement, un moniteur me dit que je n’aurai pas besoin de mes gants ni de mes chaussons. Les vagues me paraissent hautes pour un spot censé être adapté aux débutants. Je m’allonge et rame. Impossible de progresser. Je me retourne, rame et me lève dès qu’une vague touche mes pieds. Les participants du cours s’éloignent les uns des autres, au gré du courant.

Après 1 heure dans les mousses, les moniteurs font signe de nous rassembler sur la plage. Le Brésilien vient vers moi : « Pose la jambe avant au bon endroit du 1er coup, au lieu de faire des petits pas ». Il faut que je me positionne de façon assurée pour placer ma jambe avant plus loin sur la planche. Par ailleurs, il me dit de me baisser en pliant les genoux dès que j’ai fait le take off, pour avoir plus d’équilibre. Je reçois d’autres conseils, notamment celui de placer le poids du corps au milieu de la planche pendant la rame, tout en levant les pieds et le buste.

À la vague suivante, je me force à garder mon centre de gravité très bas, près de ma planche, tout en regardant au loin. Ensuite, de retour sur la plage, le Suisse et moi marchons sur au moins 200 m jusqu’au point de rassemblement : « Les vagues déferlent, ce n’est pas propre du tout. On est loin des conditions glassy ! »

Le retour au club au milieu du cadre sublime est un moment génial. Il y a peu de monde en vue et la nature n’est pas envahie par les constructions humaines. Ce calme doit être aussi dû à la période de l’année, le mois de février.

Sur le chemin, un homme, accompagné d’une femme, croise le groupe et commencé à parler au moniteur en rigolant. Il est jovial, petit et très musclé. C’est le directeur du club, avec qui j’ai échangé par e-mails avant mon arrivée.

Nous atteignons la petite rue bordée de maisons anciennes et modestes. Devant certaines, je passe à côté de vans immatriculés en Allemagne. Des combinaisons encore humides sont suspendues sur des fils. Ce cadre me rend de bonne humeur et détendu.

À la maison, je découvre un reste de spaghetti bolognaise dans une poêle. Tiago m’a proposé par message de me servir. Ravi de cette surprise, je vais manger sur la terrasse, pendant que mon œuf boue. Les 2 chiennes me tiennent compagnie.

À la fin du repas, il apparaît après sa sieste. Il s’est levé tôt ce matin pour aller surfer à un spot situé à 1h de route. Arrivé sur place, le Portugais a décidé de ne pas aller à l’eau car les conditions n’étaient pas assez bonnes. J’ai du mal à le croire.

– « Comment était la session ?

– Bonne mais difficile, je n’ai pas passé la barre. C’était gros et la fréquence était élevée. »

Je trouve qu’il a un mode de vie enviable, au bord de la mer, dans un cadre sublime. Même si la possibilité de surfer à tout moment est un luxe, je ne m’imaginerais pas vivre ici à l’année car je m’ennuierais.

Le lendemain matin, après avoir travaillé, je rejoins le club. Cette fois-ci, mes équipements d’hiver sont restés à la maison. Je suis ravi de revenir, c’est le moment fort de ma journée. Puisqu’il n’y a que 5 leçons, il faut profiter de chacune d’elles et se concentrer pour progresser.

En rentrant dans la salle, je sens l’odeur du néoprène. Aucun participant du cours d’hier n’est en vue. Un jeune couple attend une combinaison. Lorenzo, le moniteur italien, se met en route vers la plage. Ce trajet de 15 minutes est, comme hier, l’occasion d’échanger. La jeune fille est portugaise et originaire du nord du pays. Elle étudie ici avec son copain tchèque, qui l’accompagne, et va surfer pour la 1re fois. Elle m’avoue qu’elle nage mal. Arrivé à la plage, j’en informe le moniteur pour qu’il fasse attention à elle.

Pendant la session, je ne sens pas en grande forme. Ramer face aux vagues puissantes me fatigue. J’arrive à passer la barre 2 fois, mais je rate mon take off, ce qui me frustre.

Chemin en bois à Praia de Faro, Portugal

Un lieu pour se détendre au plus près de la nature

L’atmosphère de quiétude me plaît. J’en profite le soir en me promenant au coucher du soleil, pour respirer l’air pur et me laisser détendre par le son régulier des vagues. Après m’être allongé quelques minutes sur la plage, je reviens dans la rue peu fréquentée. Là, je passe devant une fenêtre ouverte d’où sortent des paroles et de la musique. Il doit s’agir d’une cuisine mal rangée. Quelqu’un se présente devant moi, un plat à la main. Lorenzo vit ici en colocation avec d’autres jeunes de différentes nationalités. L’ambiance me paraît géniale.

« Je vais porter ce gâteau chez des potes. Ils font une jam session. »

Je l’accompagne, ravi de passer du temps accompagné après avoir travaillé seul l’après-midi. Arrivés à la maison, située derrière la plage, nous constatons qu’il n’y a personne à l’intérieur. Il dépose le gâteau et nous convenons de nous retrouver plus tard pour aller prendre une bière et jouer au billard avec ses colocataires, dans le seul bar du coin. Plus tard, allongé dans mon lit, je reçois un message de Lorenzo, m’informant qu’ils ne sortent finalement pas. Tant pis.

Le petit cocon est un cadre où j’aimerais vivre pendant quelques semaines, car il y a des gens de nombreuses nationalités, on peut surfer quand on veut. Praia de Faro me fait penser à un monde à l’écart de la civilisation, où vit une communauté reliée par la proximité avec la mer. 

En marchant un soir vers la mer pour me promener, je remarque que le sable recouvre les terrasses des maisons les plus proches de la plage. Il s’engouffre dans les allées qui rejoignent la rue principale comme s’il grignotait la zone bâtie.

Le soleil couchant n’illumine plus les lieux. Sur la plage, je vois des pêcheurs à la ligne, dont les lumières vertes au bout de leur longue canne ressortent dans l’obscurité. Quelques bruits de discussions se font entendre. Il est difficile de distinguer les groupes. Ce sont sûrement des amis ou des familles.

Reconnaissant de pouvoir faire ce voyage, je sens mes pieds s’enfoncer dans le sable. Mon corps me semble en bonne forme, c’est-à-dire plus endurant, agile et musclé qu’avant mon départ. Le surf développe toutes ces qualités.

Un autre jour, je me lève tôt mais rate le lever du soleil. La plage apparaît. C’est un cadre naturel idéal pour faire du tai chi : de la nature, peu de personnes autour de moi et le bruit régulier des vagues. Je sens un léger vent sur mon visage. Heureusement que j’ai pris mon k-way. Les exercices de concentration sur mon corps, ma respiration et mes mouvements m’éveillent tout en m’apaisant. Les gestes de tai chi, appris à Hambourg, me procurent une sensation de bien-être. Ensuite, j’étire mes jambes.

Des progrès dans la difficulté

Le lendemain, au club de surf, un grand nombre de personnes attendent. Espérons que ce ne soit pas des participants au cours. Lorenzo me dit que chaque semaine, des étudiants de l’université de Faro viennent s’initier au surf. À entendre les langues parlées, je me dis que la plupart d’entre eux sont en séjour Erasmus.

Le soleil brille toujours et les alentours du chemin sont calmes, comme d’habitude. Seuls des discussions de pêcheurs et le bruit des avions au loin se font entendre. À la plage, on nous répartit en 2 grands groupes de niveau. Pendant que les moniteurs donnent des instructions que j’ai déjà entendues, je me jette dans l’eau. Les vagues sont aussi grosses que les jours précédents. Après avoir marché jusqu’à avoir de l’eau à la taille, je rame puis prends une première vague dans les mousses. Mes take off sont de plus en plus assurés. La mise en position est rapide, je ne touche plus la planche avec mes genoux avant de poser les pieds et me place au bon endroit du 1er coup, sans faire de petits pas.

Cependant, je n’arrive pas à me lever à chaque fois. Après chaque vague qui me ramène vers le bord, il faut ramer pour attendre un endroit assez éloigné à nouveau. Mes efforts dans les bras deviennent plus fluides, notamment parce que je relâche les épaules au lieu de me crisper.

Il est difficile de passer les vagues, mais cela ne me dérange pas. Le plaisir d’être dans l’eau et de profiter du cadre naturel est plus grand cette fois que les jours précédents. Je réfléchis moins à la technique et aux objectifs en termes de nombre de vagues à prendre.

Le drapeau du club est très loin. Je vois plusieurs surfeurs, la planche sous le bras, qui remontent la plage, et fais pareil. À la fin de la session, je me sens épuisé mais ravi d’avoir enchaîné les vagues, peu importe si je me suis levé ou pas.

À la maison vient un moment délicieux : la préparation du repas. Je mets de l’eau à bouillir et fais cuire un œuf dur avant de lancer la cuisson des pâtes. Les senteurs de sauce tomate se dégagent du pot dès que je l’ouvre. Des sardines en boîte complètent ce repas. Assis sur la terrasse, je déguste mon repas tout en admirant l’eau calme et argentée. Tiago descend du 1er étage et me dit bonjour et me demande comment s’est passé la session.

Ensuite, après la sieste, je travaille dans le salon jusqu’à ce que le soleil se couche. En face de moi se trouve une photo en grand format posée sur une étagère. Elle représente un homme glissant dans un rouleau sublime sur un body board. Prendre le cliché au bon moment a dû être difficile. Je me rends compte soudain que c’est Tiago ! Voilà pourquoi il affiche ce grand poster dans son salon.

Lagune de Praia de Faro au soleil couchant, Portugal

Objectif vague lisse

Le lendemain, dans la queue au club, je remarque un homme d’environ mon âge. Cela me rapproche de lui, car la plupart des participants sont plus jeunes. J’entame la conversion en anglais puis passe à l’allemand lorsqu’il me dit qu’il est autrichien. Parler dans la langue maternelle de quelqu’un permet d’être plus proche de ses sentiments. Nous échangeons sur nos vies puis, lorsque nous arrivons à la plage, chacun part de son côté après les échauffements habituels.

Je le retrouve le lendemain pour la dernière session car il a réservé plusieurs cours. Alors que nous attendons dehors pendant que les moniteurs se préparent, le directeur du club, toujours jovial, apparaît : « Aujourd’hui, vous devez arriver à surfer les vagues lisses. Elles sont plus petites que ces derniers jours ». Cette nouvelle me remplit d’excitation. Dans le même temps, je ressens de la pression.

Le long trajet, passé à discuter avec Max, l’Autrichien, est l’occasion d’admirer le cadre sublime pour la dernière fois de ce séjour. Nous sommes une poignée de participants, hommes et femmes, à nous élancer dans l’eau. Le moniteur brésilien nous accompagne. Petit à petit, à mesure que nous ramons, la distance se crée entre nous.

Je passe à travers plusieurs vagues, soit en me retournant sur le dos, ma planche au-dessous de moi, soit en prenant de la vitesse et en surmontant la vague avant qu’elle ne se casse. Me voici derrière la barre. Assis sur ma planche, je vois le moniteur à côté : « Choisis judicieusement ta vague ! »

J’en vois une arriver qui me semble à la bonne taille et à distance idéale. Je me retourne et rame de toutes mes forces vers la plage en regardant la plage au loin. La vague touche mes pieds et me déséquilibre dès que mes pieds sont sur la planche. La masse d’eau s’abat sur moi et me retourne.

Je me place en position allongée et recommence à ramer. Cette 1re tentative m’indique que malgré leur taille plus petite que ces derniers jours, les vagues ont une caractéristique qui ne me réussit pas. Elles sont différentes de celles que j’ai l’habitude de surfer, près de Bordeaux. Il faut à nouveau faire des efforts pour repasser derrière. Les autres participants semblent aussi avoir des difficultés à se lever sur leur planche.

Cette dernière session est mitigée. Être derrière m’a plu, mais je n’ai surfé aucune vague lisse, ce qui était mon objectif. La déception est vite oubliée car je me dis qu’il y avait une bonne ambiance dans le groupe et que le soleil brillait.

Après avoir dit au revoir à Tiago, je marche vers l’arrêt de bus. Sur le chemin, je m’assieds en face de l’océan, au coucher du soleil. Plusieurs surfeurs sont encore dans l’eau. Des restaurants et bars se dévoilent à moi pour la 1re fois du séjour. Celui-ci s’est déroulé dans une bulle, dans la partie isolée de Praia de Faro. J’y retournerai, à nouveau en hiver, pour décompresser.


Avez-vous déjà fait un séjour de plusieurs jours dédié au surf ? Qu’en avez-vous pensé ? Dites-le en commentaires !

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