Stage de surf à Lacanau : un week-end de détente

Un week-end passé dans un club de Lacanau a lancé ma saison de surf.
Stage de surf à Lacanau : plage sud de Lacanau sous le soleil

J’ai toujours aimé l’océan. Lorsque j’admire les longues plages de la côte Atlantique, près de Bordeaux, je me dis que j’ai de la chance d’habiter dans cette région. Le bruit sourd et ininterrompu des vagues me donne envie de passer du temps dedans. C’est une des raisons pour lesquelles le surf me plaît.

J’ai décidé de m’offrir un stage de surf à Lacanau lors d’un week-end, à l’occasion de mon anniversaire. Découvrez les enseignements que j’ai tirés et les rencontres que j’ai faites.


Pourquoi avoir participé à un stage de surf à Lacanau ?

Un an après mon installation à Bordeaux, j’ai eu envie de pratiquer le surf. Hormis un stage d’une semaine plusieurs années auparavant, je n’avais jamais surfé. Une dizaine de sessions pendant le printemps et l’été, à Lacanau et au Porge, m’avaient permis de redécouvrir ce sport. Même si je n’avais pas suivi de cours, j’arrivais à me lever quelques secondes sur ma planche dans les mousses, c’est-à-dire les vagues déjà écrasées.

Ce qui me plaisait était de me confronter à un élément naturel fascinant. Ramer et glisser sur ma planche au milieu des vagues puissantes et imprévisibles me donnait l’impression d’être en communion avec l’océan. Par ailleurs, j’étais à la fois détendu et épuisé en rentrant de mes sessions.

Un an après cette première saison de surf, j’ai décidé d’accélérer. Quelle meilleure façon de m’amuser que de faire un stage de plusieurs jours ? L’objectif était de rencontrer d’autres personnes et de progresser lors des cours collectifs. Plus précisément, je voulais rester dans les mousses pour y maîtriser la mise en position debout et le changement de direction. La pratique dans les belles vagues au large viendrait plus tard. La progression linéaire m’importait.

Quelques semaines avant mon anniversaire, je vais sur le site Internet d’un club de Lacanau où j’ai l’habitude de louer des planches. Ils organisent des surf camps de plusieurs jours. Une fois que je vois celui qui me convient, un stage sur un week-end qui inclut 3 cours, l’hébergement et les petits-déjeuners, je réserve. Je suis soulagé qu’il reste des places car ce lieu est accueillant et les personnes qui y travaillent sont sympathiques.

Une fois mon séjour organisé, l’excitation monte. D’une part, parce que je vais décompresser pendant un week-end au bord de l’eau. D’autre part, parce que je vais rencontrer d’autres personnes et faire une activité sportive.

Rencontres, détente et vagues

Le vendredi de mon départ, mon travail m’occupe plus longtemps que prévu. En fin d’après-midi, une fois mon ordinateur éteint, je me dépêche de sortir de chez moi. Dans le bus qui me mène à la plage, j’observe le ciel gris et menaçant. Les prévisions météo annoncent de la pluie pendant tout le week-end.

Un stage de surf à Lacanau dans un lieu accueillant

J’arrive à Lacanau-Océan en début de soirée, plus tard que ce que j’avais convenu avec la personne du club. J’accélère dans les rues peu fréquentées de la cité balnéaire, jusqu’à ma destination.

Au club, une jeune femme d’une vingtaine d’années m’accueille. Mon arrivée tardive ne semble pas lui poser de problème. Elle me montre les lieux où je vais séjourner ce week-end. J’entre dans une cuisine, puis dans un petit salon. Deux jeunes gens qui ont à peu près mon âge sont assis là. Ils viennent aussi de se rencontrer pour la première fois et logeront au club en même temps que moi. Ils ne sont pas les seuls ici. À l’étage, en allant déposer ma valise dans ma chambre, je croise un couple qui me salue en anglais. Je me demande quelle est leur nationalité. J’apprécie ces premiers échanges et suis content que d’autres personnes de mon âge soient présents.

Puis, je sors et me trouve devant la mer agitée, recouverte d’un ciel gris. À chaque fois, l’atmosphère de vacances sur le front de mer de Lacanau-Océan me détend. Par ailleurs, le spectacle des vagues qui déferlent sans arrêt sur la plage m’émerveille. Soudain, je ressens des gouttes sur mon visage. Une pluie légère commence à tomber. Ensuite, je remarque une pizzeria ouverte mais déserte dans une rue commerçante proche du front de mer. Je prends une pizza à emporter et retourne au club pour manger avec les personnes que je viens de rencontrer.

Dans le salon, Léo m’explique qu’il vit à Reims et qu’il n’était jamais venu à Lacanau. D’après lui, la station balnéaire n’est pas très bétonnée et il trouve l’endroit moins touristique que de nombreuses villes de la Côte d’Azur. Cet œil extérieur sur la région éveille ma curiosité. Je m’explique. Je comprends son point de vue mais, connaissant les autres plages de la côte médocaine, plus sauvages et à l’écart des zones urbaines, je trouve celle de Lacanau trop bétonnée. En d’autres mots, lorsque je ne dois pas louer une planche de surf, je privilégie des endroits plus proches de la nature.

Léo a suivi un cours de surf aujourd’hui, et est débutant, comme moi. Ludivine, que j’ai vue dans le salon en arrivant, nous rejoint. Elle est aussi débutante et vient de Paris pour le week-end. Je me dis que le Sud-Ouest est une région touristique et Lacanau en particulier, puisque l’endroit attire des surfeurs de toute la France, et d’ailleurs. Pour tout dire, je ne m’attendais pas à être le seul Bordelais.

Entre plaisir et efforts

Le lendemain matin, j’avale un petit-déjeuner copieux dans la cuisine. Ensuite, je jette un œil aux prévisions des conditions de surf pour la journée. Un pouce orange indique que les conditions doivent être correctes. Les vagues font moins d’un mètre et le vent n’est pas trop fort.

Je sors du club et rejoins Ludivine et Léo dans la petite cour. 2 autres participants, qui ne logent pas avec nous, se trouvent là. La jeune fille qui m’a accueilli hier me tend une combinaison et un dossard après que je lui ai donné ma taille. Une fois en combinaison, je ressens le vent froid sur mes pieds nus qui renforce mon impatience d’aller dans l’eau. Puis, je choisis ma planche. Je décide de prendre la même que celle que j’avais louée ici il y a une semaine. Il s’agit d’une planche longue, de 8 pieds, en mousse.

Le moniteur qui arrive est souriant. Il se présente au groupe de 6 personnes dans la cour, se change dans le local puis saisis une planche. Nous le suivons jusqu’à la plage centrale. Là, je vois les belles vagues déferler sans être trop rapprochées. Un bruit sourd les accompagne lorsqu’elles s’écrasent, ce qui me donne envie de plonger dedans.

En cercle, chacun présente son niveau et son objectif. Le mien est de me sentir plus l’aise sur ma planche et maîtriser les changements de direction. Ensuite, nous nous échauffons avant de rentrer dans l’eau.

Je m’élance avec la volonté de surfer un maximum de vagues dans les mousses ce matin. Lorsque l’eau atteint ma taille, je me mets en position, la planche à mes côtés, pour en surfer une première.

Mon regard suit le spectacle qui se déroule devant moi. Lorsque je vois une vague arriver au bon moment, je m’allonge sur la planche.

Je rame vers la plage, le regard au loin.

La vague touche mes pieds. C’est le moment de rajouter quelques coups de rame avant de me lever.

Je tombe en arrière et ressens l’eau froide sur ma tête et mon visage. Ce premier bain m’éveille et me donne envie de repartir à la recherche d’une autre vague.

Sur la suivante, je reste debout pendant plusieurs secondes. Je me laisse glisser jusqu’au bord de la plage, le sourire aux lèvres. En attendant la prochaine vague, je vois le moniteur, Raphaël, au bord de la plage, les bras croisés. Il nous observe et se démène pour appeler les personnes dans l’eau afin de leur donner des conseils. Tout d’un coup, il me fait signe de le rejoindre. Je l’entends avec surprise me proposer d’échanger ma planche avec la sienne, plus petite et légère. Je suis à la fois fier de moi d’avoir pris mes marques et excité d’essayer une planche petite. J’accepte la proposition. En m’élançant vers les vagues, je me dis qu’elle est légère. Lorsque j’en vois une se casser en face de moi, je me dépêche à me mettre en position.

Surprise ! Alors que je pensais tomber tout de suite, je me lève. Je cherche ma position sur la planche puis avance de quelques centimètres tout en me positionnant au centre. Puis, je fléchis ma jambe arrière. Malgré cela, ma vitesse est limitée.

Satisfait de la facilité avec laquelle j’ai surfé, j’enchaîne. Deuxième vague : toujours peu de vitesse. Par ailleurs, la planche est plus nerveuse que la 8’. Je veux dire par là qu’elle change de direction sans que j’aie à faire beaucoup de mouvements.

Soudain, j’entends Raphaël nous appeler pour que nous revenions sur la plage. Là, je lui partage mes impressions. La grande planche me donne de meilleures sensations, liées à sa rapidité. Cependant, je préfère garder la petite jusqu’à la fin de la matinée pour améliorer mon accélération.

Sur le sable, le moniteur nous montre un mouvement important. Il penche le haut de son corps vers l’avant en fléchissant les genoux. En le regardant, je me dis que c’est facile à faire en exercice, mais que cela sera plus difficile sur la planche, dans l’eau. Nous faisons l’exercice chacun notre tour.

Ensuite, le groupe repart pour pratiquer. Plusieurs fois, après m’être levé, je me jette dans l’eau, puis je me relève, avant de m’élancer à nouveau dans les vagues. À chaque fois que je tombe dans l’eau froide recouverte d’une écume blanche, je me sens vivant et plein d’énergie. En d’autres mots, je fais de la méditation active. Cela me rappelle mes balades dans les lignes droites de la piste cyclable qui relie Bordeaux à Lacanau. Retrouver cette sensation est une des raisons pour lesquelles je fais du surf.

Une fois debout, je mets le poids de mon corps à l’avant. Ce mouvement entraîne une accélération de la planche, mais elle reste insuffisante à mon goût. Comment font les surfeurs expérimentés pour glisser à toute allure sur leurs short boards légères ?

Mon rthme cardiaque s’accélère et je perds en lucidité. Par ailleurs, je sens moins mes pieds à cause du froid. Raphaël nous demande de revenir vers la plage. La fin du cours arrive au bon moment. Ensuite, sur le chemin du retour vers le club, nous échangeons au sujet de l’achat d’une planche. Il me recommande une 7’6, en mousse.

Après m’être débarrassé de ma combinaison, je vais à l’intérieur pour me réchauffer et prendre une douche. Lorsque je rentre dans la cuisine pour manger, je vois une jeune employée en train de déjeuner. Tout en préparant mon repas, j’échange avec elle. C’est une surfeuse qui profite de cet emploi au bord de l’océan pour pratiquer son sport, à la fin de la journée par exemple. Ce mode de vie m’attire. Par ailleurs, je me dis que son poste n’est pas difficile, puisqu’elle a affaire à des touristes qui sont souvent de bonne humeur. De plus, l’atmosphère au sein du club est détendue et les autres employés sont sympathiques. Travailler ici me plairait, mais je risque de me lasser au bout d’un certain temps.

Après le repas, je monte me reposer dans la chambre. J’observe, à travers le velux, le spectacle des vagues. Tout le paysage est gris ou bleu foncé.

À 14h45, nous nous préparons, puis rejoignons Raphaël. Je suis content qu’il nous accompagne encore, car il est très pédagogue et sympathique. Ensuite, je choisis une planche 7’6 pour pouvoir tester le modèle que je prévoie d’acheter à la suite du stage. Cette fois-ci, Raphaël nous amène à la plage nord.

En avançant la planche sous le bras, j’observe le ciel menaçant et sens le vent froid sur mes pieds et mes mains. Par ailleurs, mes muscles et mon esprit sont endormis. Malgré tout, je suis content d’aller surfer à nouveau, car je vais prendre du plaisir. De plus, l’eau est moins froide que l’air. C’est une bonne raison de se dépêcher à rejoindre l’océan !

Après un nouvel échauffement rapide et un briefing, nous nous lançons. Je progresse en marchant, ma planche à côté de moi, jusqu’à avoir de l’eau à la taille. Inutile de ramer là où j’ai pied. Les vagues se font entendre en se brisant autour de moi et m’attirent vers la plage. Tout en attendant une première, je vois que la petite planche se trouve à côté de Raphaël, posée sur le sable. Peut-être que quelqu’un dans le groupe va l’essayer, comme je l’ai fait le matin.

Je remarque une vague arriver et m’allonge. Je la sens sur mes pieds juste après qu’elle se soit cassée. Une fois levé, je fléchis la jambe arrière et place le poids de mon corps à l’avant.

Puis, je fais un ample mouvement circulaire du bras gauche, pour tourner à droite.

Soudain, j’entends un cri de Raphaël sur la plage. Il m’encourage à intensifier mon geste. Ses mains en porte-voix, il lance des “allez !”

Le bras gauche en arc de cercle, je me force à pencher le haut du corps devant moi. Puis, je tourne la tête et vois une onde arriver. Lorsqu’elle touche ma planche, je tâtonne pour chercher mon équilibre, puis m’éjecte.

Ensuite, je reviens sur la plage pour échanger avec le moniteur, qui me félicite puis me donne des conseils pour améliorer mon geste. Sur les vagues suivantes, je remarque que la planche tourne toujours peu, même si j’amplifie mon mouvement et que je me tiens sur la pointe des pieds. La petite planche me tente, mais je préfère garder la 7’6 pour sa rapidité.

Soudain, je vois des gouttes tomber sur la surface de l’eau. Peu importe, je suis déjà mouillé. Petit à petit, la fatigue accumulée se fait sentir. C’est pourquoi j’ai du mal à trouver la force de repartir à l’assaut d’une vague après en avoir surfé une. De plus, il m’est difficile d’améliorer mon mouvement à cause de la perte de lucidité. Je remonte quand même plusieurs fois sur ma planche, en essayant de tourner lorsque je prends de la vitesse. Je remarque que les participants au cours de ce matin sont aussi fatigués.

C’est le moment où Raphaël, toujours de bonne humeur et communicatif, nous fait signe de rentrer. Je suis content d’avoir fait autant de sport dans la journée. Cela se ressent dans de nombreux muscles de mon corps. Par ailleurs, je suis détendu et positif.

Le soir, notre trio de participants au stage va manger dans un petit restaurant que je connais. Le bruit des vagues et un plat de fruit de mer rendent l’atmosphère paisible. Ensuite, nous rentrons au club, où nous passons la soirée à écouter de la musique. Léo, qui voyage beaucoup, raconte ses dernières vacances à l’étranger. Il explique qu’il aime partir seul, notamment pour rencontrer des gens et découvrir des cultures étrangères. Son récit me donne envie de voyager à nouveau, moi qui n’ai pas pris de vacances depuis 9 mois.

Un défi au large

La journée de dimanche commence par un cours de surf. Alors que j’enfile ma combinaison dans la cour, je vois un homme rentrer et se présenter. C’est le moniteur qui nous accompagne ce matin, Alain. Il nous amène près de l’endroit où nous étions hier après-midi. 

Sur le chemin, il fait une pause, juste avant d’atteindre le sable. Là, il nous explique comment lire le plan d’eau pour savoir où aller surfer. C’est une des choses que je voulais comprendre en faisant ce stage. D’une part, parce que je veux prendre les vagues au meilleur endroit. D’autre part, pour surfer en sécurité. En montrant du doigt une zone sur l’eau, il nous explique qu’il s’y trouve un banc de sable qui casse les vagues. Puis, il désigne un espace où l’océan est plat. Il faut l’éviter puisque c’est là que se forment les baïnes. Ce phénomène naturel, qui peut entraîner les nageurs et surfeurs au large, cause des noyades sur la côte girondine chaque année.

Nous atteignons un secteur où je vois des vagues, mais peu de surfeurs. Là, après un rapide échauffement, le groupe rentre dans l’eau. Après une trentaine de minutes dans les mousses, le moniteur nous annonce que nous avons le niveau pour aller au large. Je suis surpris d’entendre cela si tôt pendant le cours, mais je me dis que “passer la barre” va être facile. Je l’ai déjà fait et cela ne m’avait pas posé de problème. Surfer au large est une autre histoire.

C’est parti ! Les vagues puissantes me freinent alors que j’ai encore pied. Soudain, une qui m’impressionne par sa taille se casse devant moi. Je plonge, puis ressens à la cheville une force qu’il m’entraîne vers la plage. Sous l’eau, j’espère que ma planche n’a pas heurté un membre du groupe. Après être sorti, je vois avec soulagement qu’il n’y a personne derrière moi.

Je n’ai pas le temps d’avancer plus de 3 mètres qu’une autre vague arrive. Nouveau plongeon.

Répéter plusieurs fois cette opération m’épuise et me démoralise. Je cherche du regard le moniteur. Il est assis sur sa planche, après l’endroit où se forment les vagues, accompagné d’un participant. Puis, je remarque près de moi un autre qui semble ramer autant que moi. C’est le cas de le dire.

J’intensifie mes efforts. Dès qu’une vague est derrière moi, je déploie toute mon énergie pour ramer tout en m’encourageant de la voix.

Ma ceinture abdominale se tend contre la planche pendant que mes bras font des mouvements rapides.

Après avoir poussé mes limites, j’atteins la zone plate où je rejoins deux participants et Alain. Celui-ci nous félicite et explique que le vent rend la progression plus difficile que d’habitude. Assis sur la planche et soulagé de ne plus avoir à affronter les grosses vagues, je me repose, fier d’avoir réussi à passer la barre en ayant fourni des efforts. Puis, je remarque plusieurs groupes de surfeurs expérimentés, équipés de short boards en résine, près de moi. Ils ont l’air de voler sur l’eau.

Mon rythme cardiaque est revenu à la normale. À ce moment, le moniteur nous propose de revenir au bord. Je m’allonge alors sur ma planche et rame en prenant mon temps. Tout en avançant, je tourne la tête en arrière pour observer les vagues. Elles sont lisses et prennent une forme sublime en se créant. Dès qu’une passe sur moi, je me sens me soulever dans l’eau.

Laquelle prendre ? J’en laisse passer plusieurs avant qu’une me semble idéale. Il faut tenter, c’est le moment.

Je rame avec énergie tout en regardant la plage au loin.

La vague haute me touche. Je rajoute deux coups de rame, puis me lève.

L’équilibre est difficile à trouver dans cette grosse masse d’eau qui déferle. Tellement qu’au moment où je prends de la vitesse, je tombe.

La vague était trop puissante. De retour dans les mousses, je suis content d’avoir réussi à aller si loin. Soudain, j’entends un sifflement d’Alain depuis le bord. C’est l’heure du bilan de la première partie du cours. Une fois revenu sur le sable au milieu du groupe, j’apprends que certains n’ont pas réussi à passer la barre. Je vois des visages fatigués et certains illuminés d’un sourire. Alain nous propose de repartir au large, mais tout le monde préfère rester dans les mousses. Les efforts fournis nous ont dissuadé de tenter une nouvelle expédition. Je remarque à nouveau que je manque de lucidité. Me battre contre le courant à nouveau serait épuisant.

Bref, nous restons près du bord. Les petites vagues déjà écrasées me paraissent faciles à surfer. Je me lève et trouve mon équilibre sans faire d’efforts, ce qui prouve que j’ai progressé aujourd’hui.

De retour au club, je déjeune dans la cuisine tout en écoutant la musique du téléphone de Léo. Lui et Ludivine ont été surpris, comme moi, qu’Alain emmène au large un groupe de débutants. Ils trouvent que c’était un peu trop ambitieux. Je partage leur avis, mais nuance. D’après moi, pour progresser, il faut se lancer, et c’est face à la difficulté qu’on passe au niveau supérieur. Voilà l’enseignement que je tire de ces cours : il est nécessaire de prendre des risques et de repousser ses limites pour s’améliorer en surf.

Vers la suite de la saison

Mon objectif est d’arriver à passer la barre à chaque session pour surfer les vagues lisses d’ici à la fin de l’été. Pour cela, je compte franchir les étapes les unes après les autres, sans me précipiter. La première d’entre elles est de m’acheter une planche d’occasion. Par ailleurs, j’ai besoin d’une combinaison, puisque celle que j’ai achetée il y a un mois est trop grande.

Dans l’après-midi qui précède mon retour, je pars à la recherche d’une planche. J’en trouve une qui me convient dans un club de surf au sud de la plage centrale. Il s’agit d’une 7’6 en mousse, comme on me l’a conseillé. Ses traces d’usure marquées ne doivent pas poser problème pour surfer, et son prix attractif de 160 € rentre dans mon budget. Je n’ai pas envie de dépenser trop d’argent pour ma première planche parce que je ne compte l’utiliser que cette saison. Si mon niveau le permet, je passerai ensuite à une plus petite.

Mon achat sous le bras et sous une pluie fine, je me dirige vers le bus qui me ramènera à Bordeaux. C’est le moment de se reposer et de dire au revoir à l’océan, avant une prochaine session. Le plus tôt possible sera le mieux.


Avez-vous déjà fait un stage de surf, à Lacanau ou ailleurs ? Si oui, est-ce que cela avait été utile ? Quels souvenirs en gardez-vous ? Dites-le en commentaires !

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