Tel Aviv : superficialité ou liberté ?

J'ai passé une semaine à Tel Aviv, une ville qui grandit vite et où on s'amuse. J'y ai ressenti une atmosphère d'insouciance et de modernité, mais aussi un manque d'authenticité. Découvrez les endroits et les rencontres qui m’ont marqué.
Les plages de Tel Aviv font face aux immeubles élevés

Après mon séjour de 5 jours à Jérusalem, pendant lequel mon attention et ma curiosité ont été stimulées par le riche patrimoine historique de la ville, je suis ravi d’arriver à Tel Aviv, réputée pour sa douceur de vivre et son ambiance festive.

Cet article n’est pas un guide de voyage de Tel Aviv. Je n’ai pas enchaîné les visites de monuments et de musées. Au lieu de cela, je voulais profiter pendant mon séjour d’une semaine à Tel Aviv de la vie nocturne et des plages. De plus, j’étais attiré par son caractère libéral.


Un cadre de vacances, une atmosphère de liberté

Dès mes premières heures à Tel Aviv, la différence avec Jérusalem me saute aux yeux. Là où la ville sainte rappelle l’Histoire et la religion, Tel Aviv regarde vers l’avenir. Le premier jour, après avoir travaillé dans l’appartement Airbnb où je loge, je vais à la plage en début de soirée. Je croise dans les rues des gens habillés à l’Occidentale, et remarque peu de signes religieux. Ici, les tsitsit, les foulards et les jupes longues sont rares. Les sandales, shorts, jupes courtes et débardeurs sont partout. Par ailleurs, je trouve les gens, hommes et femmes au type méditerranéen, beaux. Je me dis que le métissage des populations y est pour quelque chose.

La ville est bruyante. Les bruits viennent des flots de voitures qui roulent dans les larges avenues et des conversations et rires des groupes d’amis attablés sur les terrasses. Car si je trouve que la France est un pays où les citadins aiment passer du temps à l’extérieur, les habitants de Tel Aviv semblent toujours dehors.

Pour me rendre à la plage, je marche dans une large rue. Celle-ci est parsemée de bars et de restaurants. L’ambiance de début de soirée, lorsque les gens commencent à sortir, me ravit. Après avoir traversé le petit Independence Park, j’atteins le front de mer bordé de palmiers. Je vois devant moi la Hilton Beach, située au niveau de l’hôtel du même nom. Le long de la plage, les immeubles imposants qui s’alignent semblent scruter l’horizon. Le soleil est déjà bas dans le ciel. Je peux profiter de ma soirée après être resté dans l’appartement toute la journée.

Plage Hilton Beach à Tel Aviv en Israël

Petit à petit, je passe dans un monde d’émerveillement. Mes sens sont en éveil. J’entends la musique venir d’un bar de plage. Je m’assois sur ma serviette dans le sable, et j’admire le coucher du soleil de couleur orange en toile de fond de la mer Méditerranée. Les gens sont rares autour de moi sur la plage, mais je vois un jeune homme assis seul sur sa serviette. Il m’a l’air sympathique. Je lui demande si je peux laisser mes affaires sur la plage sans risque pendant que je vais me baigner. Il me le déconseille car il y a des vols, mais il propose de garder un œil dessus.  Soulagé, je me jette à l’eau. Celle-ci est chaude, ce qui me change de l’océan sur la côte Atlantique. Je m’avance de plusieurs dizaines de mètres, mais j’ai toujours pied. Après m’être détendu dans l’eau, je rejoins l’homme toujours assis sur la plage, Daniel. Il est originaire de Jérusalem et vit à Tel Aviv. Il travaille en vente dans la tech. Son témoignage m’intéresse car j’ai aussi travaillé en vente dans ce secteur, en Allemagne. De plus, Tel Aviv est connue pour sa grande concentration de start-ups technologiques, et je veux donc en savoir plus. Daniel trouve que les gens ici sont carriéristes et ont un esprit de compétition marqué. Par ailleurs, il a du mal à supporter la pression professionnelle et se trouve exigeant envers lui-même. Il pense donc à changer de métier. Cependant, une réorientation n’est pas facile car, Tel Aviv étant une des villes les plus chères au monde, il ne pourrait pas rester longtemps sans salaire.

En l’entendant, je me dis d’abord que le stress lié aux métiers de la vente est un phénomène présent aussi bien en Israël qu’en France, que dans tous les pays occidentaux. Les difficiles relations avec les collègues et managers aussi. De plus, j’admire le courage de Daniel. En le voyant décompresser à la plage à la fin de sa journée de travail, je me dis qu’il s’efforce de maintenir un équilibre entre sa vie professionnelle et sa santé mentale. Après cet échange, je me dis que les gens ici ont le contact facile.

Sur le trottoir de la rue qui longe la plage, l’apparence des gens éveille mon attention. Les jeunes hommes et femmes sont non seulement beaux, mais prennent aussi attention à leur corps. Je vois de nombreux hommes musclés et bien coiffés. D’ailleurs, un autre jour, je verrai sur la plage des machines en libre-service pour faire des exercices de musculation. Comme à Los Angeles !

Après la baignade, je perçois l’ambiance de détente et de plaisir. L’animation règne aux abords des restaurants et des bars dont la quantité m’impressionne. Les habitants de Tel Aviv semblent savoir séparer le travail et les loisirs. C’est-à-dire que la multitude de lieux de sorties est proportionnelle à l’importance donnée à la vie professionnelle.

Je recherche un endroit pour dîner dans la rue Dizengoff, comme me l’a recommandé Daniel. La longue artère parallèle à la plage est animée. Je m’approche d’un restaurant pour parcourir la carte. Les plats coûtent à peu près deux fois plus cher qu’à Bordeaux. Par ailleurs, je perçois au milieu des terrasses une douceur de vivre et une légèreté qui me plaît. Cependant, l’ambiance manque de charme et d’authenticité. Les établissements me semblent cherchent avant tout à être branchés et à attirer le plus de monde possible, sans se différencier.

A Bordeaux, il règne une ambiance de vacances. Celle-ci m’a surpris lorsque j’ai emménagé dans la ville. Cette atmosphère est en partie due à la grande densité de restaurants et de bars dans le centre-ville. C’est aussi le cas de Tel Aviv, mais la ville israélienne bénéficie en plus d’un fort dynamisme culturel et économique.

J’ai du mal à apprécier la ville en plein boom

Tel Aviv est semblable à des villes occidentales. Elle est récente, puisque sa fondation date du début du XXe siècle. Je perçois son dynamisme dès mon arrivée.

Je passe devant plusieurs chantiers de construction et vois des immeubles immenses et récents s’élancer dans le ciel. Ce cadre est d’autant plus impressionnant que je viens de Jérusalem, une ville qui a plus de 3 000 ans et où se trouvent encore aujourd’hui de nombreux monuments anciens.

En journée, je travaille souvent chez moi. À la pause déjeuner, je me promène dans le quartier de mon appartement. Sur la place HaZafon HaChadash, les boutiques branchées à la décoration soignée pourraient se trouver dans n’importe quelle ville européenne. Je ne peux pas aller au centre de l’immense place car plusieurs tours en construction s’y trouvent. En regardant les panneaux qui décrivent le chantier, je vois à qui ressemblera le lieu une fois les travaux terminés. La modernité, la richesse et l’élégance sont les maîtres-mots des futurs immeubles.

Des édifices plus anciens et moins bien entretenus font aussi partie du cadre. L’immeuble où je loge, comme de nombreux autres dans la même rue, est blanc et peu élevé. Il semblerait que la dernière rénovation date d’il y a longtemps. J’imagine qu’il date des années 60. De plus, l’appartement n’est pas moderne. Le quartier compte un bon nombre d’habitations dans le même style. Les façades mériteraient d’être repeintes, et j’imagine que l’isolation n’est pas bonne.

D’un côté, les édifices créent une ambiance peu accueillante et ne donnent pas envie d’y vivre. De l’autre, ils ont caractère authentique et dégagent un charme puissant. Je trouve que leurs imperfections les rendent attrayants.

Je me demande si les immeubles blancs mal entretenus sont de style Bauhaus. Ils doivent dater de la période pendant laquelle le Bauhaus fleurissait à Tel Aviv. De plus, leurs traits simples et leurs formes géométriques correspondent à cette école d’architecture qui fait passer l’utilité avant l’esthétique.

En me promenant dans certains quartiers, comme sur le boulevard Rothschild, je remarque des constructions blanches qui ne laissent pas de place au doute. Je m’arrête alors pour admirer les larges balcons arrondis et les toits-terrasses. Les bâtiments apportent une touche d’Histoire dans cette ville tournée vers l’avenir.

Tel Aviv, capitale du Bauhaus

L’histoire derrière les édifices Bauhaus me fascine, dans cette ville qui m’a attiré pour d’autres choses : ses plages et son insouciance. L’école d’architecture et d’arts appliqués, qui a vu le jour en 1919 en Allemagne, est interdite par les Nazis à leur arrivée au pouvoir. Ainsi, le mouvement s’exprime à l’étranger. Dans les années 1930, parmi les milliers de Juifs qui émigrent en Palestine mandataire, des architectes vont trouver à Tel Aviv un lieu pour créer. Ainsi, plus de 4 000 œuvres Bauhaus sont construites à Tel Aviv jusqu’au milieu des années 1950, faisant d’elle la ville avec la plus grande concentration d’immeubles de ce style au monde. La ville blanche, la zone du centre-ville qui compte le plus d’édifices Bauhaus, est inscrite au patrimoine de l’UNESCO depuis 2003. En voyant ces bâtiments, je pense au quartier de la French Concession, à Shanghai. Celui-ci compte aussi de nombreux bâtiments des années 1930 et est en décalage avec le reste de la métropole moderne tournée vers l’avenir.

Architecture Bauhaus à Tel Aviv

Un après-midi, je me promène sur le boulevard Rothschild. Sur l’allée centrale piétonne, les grands arbres me protègent du soleil. J’admire les beaux édifices blancs à la façade lisse. L’atmosphère est détendue car les groupes d’amis ou les familles se promènent.

Des inscriptions sur un panneau attirent mon attention. Il s’agit d’informations sur un bâtiment historique de la ville. Ce guide me fascine car il me renseigne sur l’histoire de Tel Aviv, fondée par une communauté au début du XXe siècle dans les faubourgs de Jaffa, une ville arabe. Ils voulaient faire de Tel Aviv une ville modèle, déjà tournée vers l’avenir. En voyant le large boulevard bordé d’immeubles immenses, je me dis qu’ils ont réussi. Ensuite, je suis les panneaux explicatifs placés devant des édifices anciens à différents endroits de l’artère.

Au moment où Tel Aviv nait, il y a donc déjà Jaffa. La ville côtière, située au sud de la métropole, a fusionné avec Tel Aviv dans les années 1950. En tant qu’amateur de marché, son marché aux puces m’attirait.

Je prends un bus qui me dépose devant la tour de l’horloge, datant de la période ottomane. Je ne m’y attarde pas, et me dirige vers une rue bordée de bâtiments ottomans majestueux. Les balcons leur apportent une touche d’élégance.

Soudain, le marché aux puces apparaît. Surprise : il est plus petit que ce que j’imaginais. Des stands s’alignent dans des allées fréquentées. Surtout par des touristes. Les lieux m’intéressent peu. Peut-être parce que j’ai déjà visité un souk à Jérusalem, il y a quelques jours. Ou parce qu’il est plus petit et moins vivant que ce que j’espérais. Les seules vitrines qui attirent mon attention sont celles des ébénistes et chaudronniers. J’admire leurs créations. Les meubles et les lampes sont celles qui m’intéressent le plus. Les bâtiments en vieille pierre de couleur sable sont beaux. Cependant, le quartier ne me fait pas l’effet d’un lieu authentique.

Je poursuis ma balade dans des rues désertes. Les touristes ne doivent pas se rendre jusque-là. Puis, j’admire un parc moderne au bord de la plage. Sur le chemin qui le parcourt, je vois plusieurs fois des femmes portant le voile. Ainsi, je me dis que Jaffa est toujours à majorité arabe. Je longe la côte pour retourner à Tel Aviv. Ma prochaine destination est le quartier Florentin. Depuis le chemin de promenade, j’admire la skyline. Les hauts immeubles de verre s’élancent dans le ciel d’un bleu intense. La mer bleu clair s’arrête sur les gros rochers. Puis, j’aperçois les feuilles des grands palmiers flotter.

Visiter Tel Aviv en solitaire : la modernité et la liberté

Dans le quartier Florentin, qui se trouve dans le sud de la ville, je remarque d’abord des petits ateliers d’artisans qui semblent exister depuis longtemps. Je me dis qu’ici, le rythme de vie est plus lent que dans le reste de la métropole. Par ailleurs, les immeubles peu élevés n’ont pas été rénovés depuis des décennies. J’admire sur les murs de ces ruelles des œuvres de street-art qui font la réputation du quartier. Ceux qui me plaisent le plus sont un cactus à visage humain et un bonhomme aux traits grossis. Je lis les inscriptions en hébreu qui accompagnent certaines œuvres. Je les prononce et, parfois, je saisis la signification d’un mot.

Ensuite, je rejoins une partie plus moderne du quartier. C’est comme si je passais tout d’un coup des années 1930 aux années 2020. Des dizaines de balcons élégants, parfois ornés de pots de fleurs, sont placés à intervalle régulier sur les immeubles récents. Soudain, je vois une aire de jeux pour enfants au pied d’un immeuble. J’entends les enfants jouer et les parents discuter entre eux. À nouveau, je vois des chantiers de construction.

Je quitte le quartier en plein boom pour clore la journée par une activité sportive dans l’eau : une session de surf. Puisque je ne me suis baigné qu’une seule fois depuis mon arrivée, je veux profiter de la mer avant de quitter la ville. J’aurais voulu aller à la plage plus souvent, mais je ne voulais pas prendre le risque de me faire voler mes affaires pendant que j’étais dans l’eau. Une solution aurait été de proposer à des gens rencontrés sur place de m’accompagner.

Bref, je vais au Chili Surf School pour louer une planche. Dans l’eau, je perçois le son de la musique électronique venant des bars sur la plage. Lorsque je glisse sur les vagues, j’admire les immeubles qui s’alignent devant moi. Ce cadre urbain me plaît car je n’ai jamais surfé dans une grande ville. La petite taille des vagues est adaptée à un débutant comme moi.

Un autre lieu qui m’a marqué pendant mon séjour est le marché Carmel, grand et animé. Son authenticité tranche avec l’environnement standardisé de Tel Aviv. Les stands tenus par des Arabes et des Juifs cohabitent et offrent une grande diversité de produits. J’admire des épices colorées, des jus de fruits aux couleurs vives, ou encore de la street-food préparée à la va-vite sur des stands mobiles. Je déguste une tchoutchouka très chaude à un stand de cuisine marocaine. Je voulais goûter à ce plat à base de tomates, de poivrons et d’œufs depuis longtemps.

Stand d'épices au marché Carmel à Tel Aviv

Une rencontre m’a aidé à mettre des mots sur mon impression de Tel Aviv. Cette rencontre, je l’ai faite dans le centre de Jaffa, avec une touriste autrichienne qui avait du mal à prendre la mesure de Tel Aviv. C’est-à-dire qu’elle n’a pas de vue d’ensemble de ses quartiers. J’ai la même impression. Les bars et restaurants fréquentés par les jeunes, les immeubles en construction et les bâtiments Bauhaus se mélangent. Je ne peux pas dire où se trouve le centre-ville. De plus, j’ai peu marché dans la ville, ce qui explique en partie que j’ai du mal à saisir les quartiers et attractions qui la composent. Pour moi, Tel Aviv est une ambiance et un état d’esprit, avant d’être un lieu.

Le cadre qui allie modernité et détente me plaît. Pour un temps. Mes sorties et mes échanges avec les locaux, qu’on dit ouverts d’esprit, m’enrichissent. Cependant, je ne me vois pas rester longtemps ici car je trouve que la ville ne satisfait pas assez ma curiosité. Par ailleurs, je la trouve superficielle.

Rencontres à Tel Aviv : échanges spontanés avec de locaux

Voyager en solitaire à Tel Aviv me permet d’organiser mes journées comme je veux. De plus, puisque la population est jeune et chaleureuse, les rencontres sont faciles, bien que souvent éphémères. En voici 3 qui m’ont marqué.

Lors d’une soirée, je rencontre Shai, un Israélien d’une vingtaine d’années vivant à Tel Aviv. Il semble ravi d’échanger avec un Européen. Je le trouve sympathique et communicatif. Il correspond bien à la ville, avec son emploi dans l’industrie musicale et ses habits décontractés. Il pourrait tout aussi bien habiter à Berlin, Stockholm ou Barcelone.

À un moment, j’aborde le sujet du service militaire. Il a adoré ces 3 ans, car il a beaucoup appris et s’est fait des amis proches. À tel point qu’il ne voulait pas quitter l’armée. Il m’apprend aussi qu’il est possible d’éviter le service militaire, mais que c’est mal vu. De nombreux Israéliens, jeunes compris, trouvent cela honteux. L’avis de Shai est révélateur du patriotisme local. À ce sujet, je me dis que je n’aurais pas souhaité vivre 3 ans en tant que militaire à 18 ans, car j’aurais eu l’impression de perdre du temps. D’un autre côté, l’enthousiasme de Shai au sujet de son expérience me laisse penser que j’aurais pu moi aussi apprécier cette expérience.

Un samedi en début de soirée, je remarque dans une large avenue des drapeaux israéliens, tenus par des gens qui avancent en petits groupes. Je me demande ce qu’ils font. Je vois souvent des drapeaux israéliens dans les rues mais, ici, ils sont brandis pour une raison particulière. Les gens qui les tiennent dans leurs mains ont une apparence banale et ils sont habillés de façon décontractée. La foule devient de plus en plus grande. La circulation est interrompue et des gens marchent sur la route. J’entends des tambours et, de temps en temps, une voix sortant d’un mégaphone. Plus de doute, c’est une manifestation.

Moi qui avais entendu parler des manifestations en Israël avant mon voyage, cette scène me fascine. Ainsi, j’aborde une jeune femme seule, d’une trentaine d’années. Elle m’explique que chaque samedi, une manifestation a lieu dans les grandes villes israéliennes. Depuis des mois, les manifestants protestent contre la politique du gouvernement de Benyamin Netanyahou. Une des mesures contestées visait à limiter les pouvoirs de la Cour suprême. J’écoute la jeune femme communicative m’expliquer son désarroi face à la situation politique dans son pays. Son témoignage rend le sujet concret, alors qu’il était jusqu’alors théorique pour moi. De plus, je suis admiratif de son engagement et de sa persévérance, elle qui manifeste chaque semaine. D’ailleurs, elle est au courant des manifestations contre les retraites qui ont lieu en France. À nouveau, je me dis que les habitants de Tel Aviv sont ouverts sur le monde.

Manifestations à Tel Aviv contre le gouvernement

Un échange avec une autre jeune femme vivant à Tel Aviv ma plu. Rencontrée au club de surf, elle va à la plage en même temps que moi. Elle travaille dans la tech et a vécu à l’étranger, notamment en Turquie et aux Etats-Unis. Suite à ma discussion avec Daniel du premier jour, je veux savoir ce qu’elle pense de l’importance de la vie professionnelle ici. Son emploi ne la déborde pas, et elle trouve que les possibilités pour se détendre après le travail sont nombreuses. Elle en profite, par exemple pour aller surfer après le travail, comme c’est le cas aujourd’hui. Pouvoir se baigner après le travail, à quelques minutes de chez soi, est un luxe. La ville mérite bien son surnom de bulle. Elle me fait penser à un cocon, qui invite ses habitants à s’amuser et à vivre une vie de liberté.


Je n’ai pas pris le temps ni fait l’effort de comprendre Tel Aviv, de visiter ses musées et ses nombreux quartiers. J’ai trouvé que la ville manquait de charme historique et d’authenticité, mais son bouillonnement et l’ouverture d’esprit des habitants m’ont plu.

Que diriez-vous de visiter Tel Aviv ? Est-ce que la ville vous paraît trop superficielle ? Est-ce que mon récit vous incite à découvrir son atmosphère ?

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2 commentaires

  1. Tu écris super bien Pierre, c’est vraiment très intéressant et très bien pensé, bravo 👏👏

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